La ferme de la Blairie

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L’origine du nom ?

Le terme « la Blairie » correspond à plusieurs définitions qui pour chacune d’entre elles, pourrait bien justifier cette dénomination.

Du latin médiéval bladaria, de bladare, emblaver (XIII-XVIe siècle). Emblaver signifie mettre en culture, implanter une culture : ce nom fût-il donné lors du défrichement, de la mise en culture ?

Blairie a aussi pour définition « Champ de blé », « Récolte de blé », « Redevance en blé » ou encore « Redevance qui était due au seigneur pour le droit de faire paître les troupeaux sur les terres moissonnées ».

Ainsi, le « droit de blairie » , était celui qu’avaient quelques seigneurs de permettre à leurs habitants de mener paître leurs bestiaux sur les chemins publics, les terres à grain et les prés de leurs terres, après l’entière dépouille. On appelait encore ce droit, droit de vaine pâture.

Par extension la Blairie était parfois devenue un lieu, un site où l’impôt était collecté et stocké sous forme de gerbes de blé. Ainsi, pas si loin on trouve la Blairie de Saint-Martin-de-la-Place, une grange destinée à regrouper les redevances et les dîmes qui étaient dues et en particulier les gerbes de blé ; ce qui lui valût d’être nommée “blairie” . Comme l’indiquent les archives anciennes, la Blairie de Saint-Martin possédait un logis dont la chambre haute était destinée à recevoir le contrôleur des dîmes, le rez-de-chaussée abritant le fermier. A notre connaissance, il se trouve aussi une Blairie à Clisson (44), une autre près de Bonnétable (72)…

Mais si toutefois notre Blairie eût un jour cette dimension statutaire, elle dût la quitter bien vite puisqu’elle ne fait pas partie des bâtiments ostentatoires mis en valeur par les cartes postales anciennes. Simple ferme elle devint ou bien le fût-elle toujours… abritant simplement , en plus du fermier, de sa famille, et, à certaines époques, de son personnel, quelques…

Blairie du nom de ce volatile proche de la poule d’eau, la Foulque Macroule, que nous y rencontrons encore aujourd’hui… Cette coïncidence nous enchante par sa simplicité. Tout comme d’apprendre qu’il existe une plante type bruyère ou verveine qui porte le nom de Blairie.

Nous avons trouvé peu de choses sur l’histoire de la ferme de la Blairie.

Dans l’histoire de Chatelais issue des recherches de Odile Halbert nous trouvons trace d’une vente :  « Le 11 janvier 1640, Messire René Debarat Sr de Brunelles a vendu à Jean Lefebvre, écuyer, Sr de l’Espinay, la terre et seigneurie de la Blairie à Châtelais sans la charge particulièrement de la rente de 3 grands septiers de bled à la mesure de Candé ou Challain, qui reviennent à la mesure d’Angers à 6 septiers de rente foncière due sur la métairie de la Paraigeais dépendant de lad. terre de la Blairie ».

Puis la mémoire collective fait état de l’achat de la ferme de la Blairie par l’ambassadeur de France auprès d’une instance internationale (SDN ou ONU) y trouvant pour intérêt une date d’ouverture de la chasse plus précoce en Maine et Loire qu’en Ille et Vilaine. Cette ferme était louée à Félix Lambert-père et avait une réputation d’exploitation bien tenue. Lui succéda son fils du même prénom, qui, eu l’occasion de l’agrandir avant que nous lui succédions.

En automne 2015, nous avons eu le bonheur de rencontrer Monsieur Jean-Claude Meuret qui terminait alors un travail de recherche historique sur le haut Anjou. Une visite de la Blairie et l’intérêt qu’il porta à ce lieu historique valût l’intégration dans son exposé passionnant d’une dizaine de minutes sur la ferme au cours desquelles Monsieur Meuret nous révéla notamment les emplacements très probables ou vérifiés de la chapelle, du moulin, du pigeonnier et, point d’orgue (!) de la motte féodale antérieure à la construction de la Blairie, antérieure donc au 15è siècle…